Pour les billets, techniquement, le plat est la seule option viable. Le détail qui compte : un billet stocké debout dans une pochette souple finit toujours par prendre une légère courbure sur la durée, surtout s’il est serré entre d’autres. Si on regarde bien les coins des billets anciens mal rangés, c’est souvent là que ça commence à s’abîmer. Je dirais que pour le papier-monnaie, l’argument d’HenriDesTimbres tient parfaitement, même si nos deux domaines sont différents.
À mon sens, il faut distinguer selon le support, on ne peut pas comparer timbres et disques directement. Pour les pochettes de disques, le vertical est quasiment obligatoire, à plat sur la durée ça écrase le carton et déforme le vinyle à l’intérieur. Mais je comprends l’argument pour les timbres et les billets, le papier fin n’a pas les mêmes contraintes que le carton rigide. Chacun son support, chacune sa méthode finalement.
Pour résumer, on pourrait dire que le choix dépend surtout de l’état initial de la pièce. Je m’explique : un timbre classique déjà fragile, avec une dentelure marquée, supportera mieux le plat dans une case rigide que debout dans une pochette souple qui le laisse bouger à chaque manipulation. En revanche pour une collection courante bien conservée, le vertical facilite la consultation sans gros risque. Ce qui compte avant tout reste l’environnement, comme le rappelle HenriDesTimbres, sec et sans lumière directe, bien plus que l’orientation choisie.
Pour être précis, le parallèle avec les disques m’intéresse beaucoup, puisque c’est exactement mon domaine de prédilection. Pour le shellac, je range systématiquement à plat, empilé avec modération et des intercalaires rigides entre chaque disque, jamais plus de quelques-uns par pile : la matière est cassante et une position verticale prolongée crée des tensions qui finissent par fissurer le bord. En revanche, pour les microsillons et disques souples plus récents, je nuance, le vertical est préférable car l’empilement à plat écrase le vinyle sous son propre poids à long terme, comme le disait MicroRayure pour les pochettes. Donc deux matières, deux logiques opposées, et c’est bien là tout l’intérêt de cette discussion : on ne peut pas transposer une règle d’un support à l’autre sans réfléchir à sa composition exacte. Pour le papier des timbres, je rejoins l’avis de GrandAlbumRouge, c’est bien l’état de la pièce qui doit guider le choix, pas une règle universelle.
C’est marrant de voir que finalement chaque collection a ses propres contraintes de rangement, comme pour les objets qu’on s’échange entre nous d’ailleurs, on discute souvent de la meilleure façon de conserver ce qu’on reçoit pour que l’échange reste satisfaisant des deux côtés. Dans un esprit d’échange justement, quand on reçoit une pièce fragile, mieux vaut demander avant comment l’ancien propriétaire la rangeait, on peut sûrement s’arranger pour adapter le mode de conservation si on sait d’où elle vient et dans quel état. À voir selon toi HenriDesTimbres, mais je trouve que cette discussion montre surtout qu’il n’y a pas de méthode universelle, juste du bon sens selon la fragilité de chaque pièce.