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Discussion Livres ouvert le

Objet jamais ouvert ou exemplaire bien usé : lequel a le plus de valeur sentimentale

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NinaFigurinesFolles · Visiteur
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3 réponses · 4 participants

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Message d’ouverture

Sérieux, je me pose la question depuis que je range mes petits soldats de plomb. J’en ai certains jamais sortis de leur boîte d’époque, peinture intacte, et d’autres qui ont visiblement été manipulés par des gamins il y a des générations, la peinture écaillée aux endroits qu’on tient en jouant. Franchement, ces derniers me touchent plus. Il y a une histoire dedans, une vie. Bon après je comprends aussi le plaisir de l’objet parfait, intact, qu’on regarde comme au premier jour.

Pour les livres anciens ça doit être pareil non, entre un exemplaire jamais ouvert et un autre couvert d’annotations et de traces de lecture. Est-ce que pour vous l’objet intact a vraiment plus de valeur sentimentale, ou c’est justement les marques d’usage qui racontent quelque chose d’irremplaçable ?

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3 réponses · 4 voix · dans Livres & BD anciens

#1

Il faut savoir que pour les livres anciens, la réponse n’est pas tranchée du tout. Un exemplaire jamais ouvert, avec ses pages encore non coupées parfois, a quelque chose de fascinant : c’est un témoin figé, personne n’y a touché avant vous. Mais dans ce cas précis, un livre de colportage bien usé, avec ses coins arrondis par des générations de mains, raconte une histoire de transmission populaire qui me touche énormément. Les deux ont leur place, mais je dois dire que ma préférence va vers l’objet qui a vécu, pourvu qu’il ait été bien conservé ensuite, loin de l’humidité et du soleil.

#2

Intéressant comme question mais je me demande si on peut vraiment comparer monnaies et livres sur ce point. Pour une pièce, l’usure raconte une circulation, un vécu historique, ça peut même aider à l’identification parfois. Mais attention, il faut des sources avant de dire qu’une usure particulière correspond à telle période de circulation, l’intuition seule ne suffit pas. Quelqu’un peut confirmer si pour les livres aussi certaines traces d’usage permettent de dater ou situer un exemplaire plus précisément que l’état neuf ?

#3

Il me semble que la question posée par NinaFigurinesFolles mérite qu’on distingue deux choses : la valeur marchande et la valeur sentimentale, qui ne coïncident pas toujours. Ce qui est intéressant ici, c’est qu’un exemplaire annoté, avec des traces de lecteurs anciens, ça ajoute une histoire, pas forcément négatif comme on le pense souvent. Une dédicace, une note en marge, un signet oublié entre deux pages, tout cela construit une mémoire que l’objet intact n’aura jamais. À la réflexion, je crois que je préfère un livre qui a une biographie propre, même si cela implique parfois des reliures fatiguées qu’il faudra confier à un professionnel pour les stabiliser sans les dénaturer.

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