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Comptoir · 4 réponses

Discussion Comptoir ouvert le

Comment décrire honnêtement l’état d’un objet pour un échange

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JulieJouetsEnBois · Visiteur
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Message d’ouverture

Du coup je me posais la question parce que j’ai failli faire un échange qui aurait mal tourné à cause d’un simple mot. J’avais décrit une toupie ancienne comme ayant juste une petite usure de peinture, et la personne en face s’attendait à un état presque neuf. On a discuté et tout s’est bien fini, mais ça m’a fait réfléchir. Franchement c’est magique quand un échange se passe bien, mais ça demande des mots précis sur l’usure, les rayures, le jaunissement, parce que deux collectionneurs ne voient clairement pas la même chose derrière les mêmes termes. J’adore quand les gens prennent le temps de décrire avec des photos et des mots simples plutôt que de dire juste bon état. Vous, comment vous faites pour être sûrs que l’autre comprend bien ce que vous voulez dire par l’état d’un objet avant un échange ?

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4 réponses · 5 voix · dans Le comptoir

#1

Pour être précis, je pense qu’il faut structurer la description en plusieurs points plutôt que de se fier à une impression générale. Voici ce que je recommande systématiquement avant tout échange. Premièrement, noter l’état de la surface visible, séparément de la structure interne. Deuxièmement, préciser l’origine de l’usure si elle est connue, car une usure de manipulation n’a pas la même valeur qu’une usure liée au stockage. Troisièmement, toujours accompagner la description de photos prises sous un éclairage neutre, sans flash direct qui masquerait les défauts. Une fiche d’inventaire personnelle, avec ces critères notés au moment de l’acquisition, évite ensuite bien des malentendus au moment de l’échange. L’approximation est selon moi la source de tous les conflits sur ce sujet.

#2

Alors je dois dire que je suis assez d’accord avec l’esprit de ce que dit ExpertDuClassement, mais dans la pratique, sur un salon, personne ne sort une fiche d’inventaire pour négocier une pièce. Je trouve ça dommage que certains collectionneurs se cachent derrière des descriptions trop techniques au lieu de simplement montrer l’objet et d’en discuter franchement, en privé, par respect pour les deux parties. Au passage, je trouve que c’est souvent en se parlant en tête à tête, en tournant l’objet sous la lumière ensemble, qu’on évite les malentendus, bien mieux qu’avec des mots écrits à l’avance qui ne couvrent jamais tous les cas.

#3

Mdr non mais je suis plus dans le camp de AntiqueDuDimanche là, perso une fiche détaillée pour un 45 tours ça me ferait fuir direct. Ce qui m’énerve surtout c’est les gens qui vendent un disque sans même l’avoir écouté et qui disent bon état alors qu’il saute à chaque lecture. Juste écouter la face avant de décrire, ça évite déjà la moitié des problèmes.

#4

Il faut savoir que pour les livres anciens, la question est encore plus délicate que pour un disque ou une toupie, car le jaunissement du papier, les rousseurs et la fragilité de la reliure se décrivent chacun avec un vocabulaire précis qu’il vaut mieux apprendre avant de proposer un échange. Dans ce cas précis, je conseille toujours de distinguer l’état du papier intérieur de l’état de la couverture, car un acheteur peut tolérer l’un sans tolérer l’autre. Je rejoins ExpertDuClassement sur l’intérêt d’une description écrite, mais je rejoins aussi AntiqueDuDimanche sur le fait que rien ne remplace l’examen direct. Les deux approches se complètent plutôt que de s’opposer, à mon sens.

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