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Monnaies · 4 réponses

Discussion Monnaies ouvert le

Décrire l’état d’une pièce sans se disputer, mode d’emploi

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FrançoisPapiersAnciens · Amateur
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4 réponses · 5 participants

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Message d’ouverture

Je me permets d’ouvrir ce sujet parce que je constate, en lisant les échanges entre collectionneurs, que l’on se dispute souvent moins sur la pièce elle-même que sur les mots qu’on emploie pour la décrire. Dans le monde du papier ancien, nous avons appris à distinguer le jaunissement, les piqûres, les déchirures restaurées ou non, et chacun sait à peu près ce que l’autre entend par là. En numismatique, j’ai l’impression que c’est plus flou : un vendeur parlera d’usure légère quand un acheteur parlera déjà d’usure marquée pour la même pièce.

La règle de base est, en pratique, qu’il faut garder à l’esprit que l’état n’est pas une impression mais une description, poste par poste : relief, champ, tranche, patine. En pratique, il faudrait peut-être s’accorder sur quelques termes simples avant même de parler de valeur.

Selon vous, quels mots devrait-on systématiquement employer, et surtout éviter, pour décrire l’état d’une pièce sans créer de malentendu entre vendeur et acheteur ?

Pour répondre à ce sujet

Un argument par message, cité avec le message auquel il répond ; on discute l’idée, jamais la personne. Voir la charte du forum.

Repères du fil

4 réponses · 5 voix · dans Monnaies & billets

#1

Question intéressante, mais à vérifier avant de poser des règles trop générales : est-ce qu’on parle de pièces vendues en brocante ou en vente spécialisée, ce n’est pas le même niveau d’exigence. Pour les objets publicitaires, on a le même problème avec l’émail écaillé ou non, et je reste prudent dès qu’un vendeur utilise des mots flous comme bel état sans préciser quoi. Un vocabulaire commun, oui, mais encore faut-il que les deux parties l’appliquent de bonne foi…

#2

À mon sens, le vrai problème n’est pas le vocabulaire mais la MALHONNÊTETÉ de certains vendeurs qui enjolivent volontairement. On peut avoir le meilleur lexique du monde, si la personne en face ment sur l’état, ça ne sert à rien. Ce qui compte avant tout : authenticité avant esthétique. Une pièce usée mais authentique vaut mieux qu’une pièce nettoyée qu’on présente comme impeccable.

#3

Franchement, MadameArgentique a raison sur un point. Mais il manque un mot dans la liste de départ : nettoyée. Ça devrait être obligatoire de le préciser. Une pièce nettoyée à l’abrasif, même en bon état apparent, a perdu sa patine pour toujours. À mon avis, le vocabulaire doit inclure cette mention en premier, avant même de parler d’usure. Point final.

#4

À mon sens, il faut distinguer deux choses qu’on mélange souvent : l’état de conservation et l’authenticité du support lui-même. Pour les disques c’est flagrant, on confond parfois une pochette abîmée avec un pressage qui serait un repressage déguisé. Pour les pièces, ça doit être pareil : une usure normale n’a rien à voir avec une pièce qui aurait été retravaillée. Un vocabulaire commun, oui, mais qui sépare bien ces deux questions sinon on continuera à se parler sans se comprendre.

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