Pour être précis, il faut distinguer deux choses dans cette discussion : la conservation matérielle du papier et la question de la valeur marchande, qu’on mélange un peu trop ici à mon goût. Le papier timbre n’est pas comparable à un ustensile de cuisine en métal ou en fonte, comme semble le suggérer @CartonVideGrenier, c’est factuellement incorrect de les mettre sur le même plan en termes de fragilité. En numismatique on refuse catégoriquement de polir une monnaie ancienne parce que ça détruit une patine irremplaçable ; pour le timbre c’est différent mais le principe de précaution reste identique, on protège ce qu’on ne peut pas restaurer sans dégrader l’objet d’origine. La pince n’est pas un gadget de puriste, c’est une discipline minimale pour qui veut transmettre une collection en état correct dans plusieurs décennies.