Pour résumer, on pourrait dire qu’il existe trois pistes complémentaires quand l’inscription a disparu. D’abord le filigrane, qu’on observe par transparence ou avec une lampe adaptée, car chaque pays et chaque période a ses motifs propres. Ensuite le dentelé, dont l’écartement des dents se mesure avec un odontomètre et qui permet souvent de restreindre une série entière. Enfin la couleur et la texture du papier, qui varient selon les émissions. Je m’explique : un timbre classique européen se reconnaît souvent à la combinaison de ces trois éléments, même sans un seul mot lisible. Cela demande de la patience, mais c’est bien plus fiable qu’une simple comparaison visuelle avec un catalogue ouvert au hasard.